Archive for the 'Design à la manière de...' Category

Autoplanificateur de design


septembre 24th, 2007


Yona Friedman, dans “L’architecture de survie, une philosophie de la pauvreté” nous commente sa méthode “d’autoplanification”. C’est à dire : “l’habitant, lorsqu’il a assimilé cette méthode qui l’aide à concevoir le plan de son habitation, est donc devenu son propre architecte : il est devenu autoplanificateur” p26.

Pour illustrer une étape de l’autoplanification, Yona Friedman nous dessine ce petit schéma.

Ci-dessus, schéma de Yona Friedman, P28, “L’architecture de survie, une philosophie de la pauvreté”, éditions de l’éclat.

Le principe des boutons permet un échange simple en excluant tout incompréhension ou quiproquo entre l’architecte et l’habitant. Un langage simple compréhensible par tous.

Nous allons reprendre le principe des boutons pour redessiner le plan de mon appartement.
Nous allons légèrement interpréter les règles de Yona Friedman.
Nous partons du principe suivant, chaque bouton est un meuble et chaque meuble est un espace.

Étape 1 : Je place mes boutons.

mon bouton LIT
mon bouton FAUTEUIL
mon bouton TOILETTE
mon bouton BAIGNOIRE

Étape 2 : Pourcentage d’importance

Selon mes désirs j’augmente ou je réduit les boutons en fonction de leur importance.

Le lit, le fauteuil, la table de cuisson et la table sont importants pour moi dans un appartement.

Étape 3 : je relie avec des ficelles les boutons.

Les ficelles représentent les connections qu’il peut y avoir entre chaque objet d’une maison.

Connections visuelles, connections fonctionnelles, connections de conforts…

Étape 4 : Je transforme chaque ficelle en zone de communication inter-objet.

Étape 5 nous obtenons ainsi un graphe représentant mon appartement rêvé.


Essayons d’imaginer ce graphe en perspective en extrudant le dessin.

Voici le découpage d’espace d’un appartement que j’ai toujours rêvé.

Si je duplique ce bel appartement, j’obtiendrai peut-être un immeuble.

Effectivement.
Un immeuble conçu à partir du positionnement dans l’espace d’objet.

Résumons la méthode par ces 2 schémas ci-dessous.


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Mobilier lumineux


août 24th, 2007


Aujourd’hui nous allons utiliser comme matière de construction, la lumière.

Cette lumière nous permettra de construire du mobilier.

Cette lumière sera produite par des tubes néons pliés ultra rigide.

Pour la représentation, nous nous inspirerons du travail d’Andrew Byrom (AndrewByrom.com)

Le premier travail est de dessiner sur une feuille des esquisses de mobiliers lumineux.


Puis nous les redessinons sur ordinateur en leur influent de la lumière.

Ainsi Nous obtenons un tabouret lumineux,

une chaise lumineuse,

un sèche linge lumineux,

et deux reposes plats lumineux.

La prochaine fois nous dessinerons des mobiliers lasers

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“D’un travail sur la table de travail”


août 14th, 2007


Essayons de dessiner la table dont Francis Ponge nous parle du 21 novembre 1967 au mardi 16 octobre 1973 dans son livre “La table”, Nouvelle édition revue et augmentée, Gallimard, 2001.

Pour cela, je mimerai certain passage parlant de la table.
Je prendrai en photo chaque mime.
Je dessinerai la table selon la photo du mime.
Puis j’additionnerai chaque dessin pour construire la table de Francis Ponge.

LA TABLE“4 janvier 1968″ …”Il faut donc faire ma Table en n’y employant que ce qui en vient, naturellement, à mon corps (”La table souvient à mon coude”…


… “- ou à ma cuisse - gauche “)…

“Un objet plus épais, plus actuel aussi et un mot plus épais”…

“La table généralement quadrupède (plus rétive qu’un âne) est un plateau de bois carré ou rectangulaire…”

“Nuit du 9 au 10 août 1968″…”La table sert d’appui au corps de l’écrivain que je me fais parfois pour ne pas m’effondrer (qu’en ce moment je suis) (non par jeu) (ni pour le plaisir) (mais pour me consoler) (pour ne pas m’effondrer).”


“La table, qui marche à quatre pattes”…

“Plateau d’appui”
“La table supporte à quatre pattes le haut du corps de ce scripteur, cet acteur, ce (joueur)…”

“31 août / 2 sept. 1968″…”La plus quelconque des, moindres planche(s) allongée, établie, étendue horizontale(ment) sur deux tréteaux, pourvu qu’on puisse s’y accouder”…

“Et dont il doit être bien entendu qu’elle (que l’idée de (la) table) est impérativement liée à celle d’écriture (non du tout à celle de discours oral (malgré la table du conférencier), ni à celle de lecture
Car, à vrai dire, je la tiens plutôt à mon flanc gauche que devant moi (mon ventre)”

“Nuit du 13 au 14 sept. 68″…”la table qui m’attend, où tout est disposé pour écrire et où je n’écris pas mais je m’assieds tout contre, je la tiens à mon flanc, me renverse en arrière et pose les talons dessus pour écrire sur mon écritoire posé sur mes genoux.”

“nuit du 17 au 18 oct. 68″…”C’est un sol pour la plume”

“21/23 octobre 70″…”(suite) La Table est (aussi) le renversement d’arrière en avant (de derrière l’homme en avant de lui)”…

“23.X.70″…”L’homme d’abord penché sur son écritoire (moi, généralement je l’élève quasi verticalement à mes yeux) a pourtant l’impression qu’il dresse quelque chose pour barrer, limiter son horizon .”

“23.XI.70 Très tard dans la soirée”…”Table rend un son court mat et froid, sans prolongement, vibrations, aucun, aucune. Et encore faut-il pour cela qu’elle soit frappée - ou prononcée - d’une façon brutale, nette, nettement (dé) coupé (taillé) à gauche et à droite du silence.”

“Table n’est qu’un support, à peine plus qu’un suffixe, à peine plus qu’un suffixe, un suffixe avec sa consonne ou je dirai mieux : sa colonne d’appui, appuyé le dos contre sa colonne d’appui”

“5 octobre 73″…”O table, ma console et ma consolatrice, table où je me console, où je me consolide et qui me consolide”

Maintenant regroupons tous les dessins de table.

Assemblons les.


Puis superposons les pour obtenir “LA TABLE TRAVAIL SUR LA TABLE TRAVAIL de FRANCIS PONGE”

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À la manière de…………Claude Courtecuisse


juillet 20th, 2007


Ce week-end, j’étais en Picardie. À RUE, à côté d’Abbeville. Plus précisément, à la Grenouillère, petite maison typiquement picarde avec sa petite mare. En me promenant autour de la mare, je découvre un tas de vieux pots de fleurs sous un arbre. POT, DESIGN, GRENOUILLE, CUISSE, COURTECUISSE, CLAUDE COURTECUISSE. Voilà tous les ingrédients pour questionner le design et l’objet.

Questionnons ces pots de fleurs à la manière de Claude Courtecuisse.

Claude Courtecuisse est un designer-artiste. Il explore le quotidien avec un grand sens poétique. Il expose en ce moment à la Galerie des Enfants au Centre Pompidou à Paris « Détours d’objets. Travaux de Claude Courtecuisse ». Par addition, manipulation, superposition, assemblage, il détourne et détoure les objets de notre quotidien. Il fut également un de mes enseignants à Olivier de Serre.

Mon principe : addition, manipulation, superposition, assemblage des pots de fleurs.

Vue de face

Vue de dessus

rodolphe dogniaux design matin

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